Le Sceptre d'Ottokar

Le Sceptre d'Ottokar (1939) est le huitième album de bande dessinée des aventures de Tintin, publié en noir et blanc dans les pages du Petit Vingtième, supplément du journal Le Vingtième Siècle. La version couleur et actuelle de l'album est parue en 1947.

  • L'histoire

Tintin rencontre le professeur Halambique, un spécialiste de sigillographie qui doit se rendre prochainement en Syldavie. Le reporter accepte alors de l'accompagner comme secrétaire. Dans l'avion, Tintin remarque le comportement bizarre du professeur, mais le pilote de l'appareil actionne une trappe éjectant le jeune reporter dans le vide. Miraculeusement sauvé, Tintin apprend l'existence d'un complot visant le roi de Syldavie Muskar XII (et le pilote de l'avion a essayé de tuer Tintin parce qu'il participe à cette conspiration). Persuadé que le professeur Halambique n'est qu'un imposteur qui a pris la tête d'une conspiration ayant pour but de renverser Sa Majesté, le reporter à la houppe se rend à Klow, la capitale, pour prévenir le souverain et dénoncer l'imposture du soi-disant sigillographe: son sceptre, qu'il doit absolument présenter au public le jour de la Saint-Wladimir pour régner, sera bientôt dérobé. Tintin va essayer d'empêcher ce vol d'avoir lieu et de déjouer le complot en démasquant les malfaiteurs auteurs de cette conspiration ...
Mais Tintin doit affronter bien des difficultés pour continuer son voyage, à tel point que lorsqu'il croit enfin pouvoir triompher des bandits, le voilà qui se retrouve encore une fois confronté à eux: des gendarmes syldaves (commandés par Trovik, Wiszkiszek, Sprbodj, Sirov et Zlop) faisant partie du complot lui tendent un guet-apens pour l'empêcher de se rendre au palais royal de Klow. Enfin il parvient à arriver à Klow et rencontre Sa Majesté, qui accepte de le mener au Château Kropow où sont gardés la Couronne et le Sceptre d'Ottokar.
Malgré toutes les mesures de sécurité, le vol a lieu. Avec l'aide de ses amis, les policiers farfelus Dupond et Dupont, Tintin cherche à retrouver le sceptre avant la Saint-Wladimir. Ayant remarqué que les conspirateurs (notamment le photographe officiel de la Cour Czarlitz) s'étaient servis d'un appareil photographique truqué muni d'un ressort pour lancer le sceptre royal à travers les barreaux des fenêtres du château, il découvre la vraie nature du complot : la Bordurie, pays voisin, envahira et annexera la Syldavie à l'occasion des troubles causés par la chute du roi. Ayant retrouvé la trace des voleurs du sceptre, Tintin les poursuit, les arrête avant qu'ils n'aient pu franchir la frontière bordure et reprend possession de l'insigne royal. Mais contraint de faire un détour par la Bordurie pour assouvir sa faim, il s'empare d'un avion militaire bordure pour rejoindre Klow. L'appareil est repéré et abattu par la DCA syldave, mais Tintin se sauve en sautant en parachute et décide de rejoindre Klow à pied. Au cours de sa marche, le sceptre tombe de sa poche sans qu'il ne s'en aperçoive. Le pouvoir de Muskar XII ne doit alors son salut qu'à l'intervention clairvoyante de Milou qui récupère le sceptre et l'apporte au palais. La monarchie syldave est sauvée...
Grâce à Tintin, l'Anschluss bordure échoue avec l'arrestation, par la police syldave de Müsstler et de tous ses complices, qui sera plus tard suivie du démantèlement progressif du Comité central révolutionnaire syldave, bras armé du parti La Garde d'Acier, dont Müsstler est le chef suprême. Il s'avère par la suite que dans l'avion qui le menait en Syldavie, Tintin avait voyagé avec Alfred Halambique, le frère jumeau du sigillographe Nestor Halambique, qui fut kidnappé par des membres du Z.Z.R.K. peu avant son départ; Alfred, qui était le cerveau de la conspiration contre le roi, est lui aussi arrêté, tandis que le vrai Nestor Halambique est libéré. Le jeune monarque décore Tintin en le nommant chevalier de l'ordre du Pélican d'Or.
C'est dans cet album qu'apparaît pour la première fois la Castafiore, mais aussi le colonel Boris (alias Jorgen), membre du Z.Z.R.K. (sigle de Zyldav Zentral Revolutzionär Komitzät, en français Comité Central Révolutionnaire Syldave, branche armée du parti fasciste La Garde d'Acier dirigé par Müsstler), que l'on retrouve dans On a marché sur la Lune.

 

  • Le saviez-vous ?

C'est le seul album où Tintin est décoré.
Quelques mois après la parution de l'album et ce durant l'occupation allemande de la Belgique, Hergé a été mis en garde par le responsable de la censure allemande car les avions dont il s'était inspiré pour dessiner les chasseurs bordures n'étaient que des appareils de fabrication germanique. Or, à cette époque, c'était prendre beaucoup de risques que de s'attaquer aussi ouvertement à l'Allemagne (ce qui n'empéche pas une minorité de critiques de prétendre aujourd'hui qu'Hergé était favorable au régime nazi).
Sur la couverture, Tintin porte sous son manteau une chemise blanche sans cravate, mais porte une chemise bleu clair et une cravate bleue durant tout l'album.
Originalement, l'histoire devait mettre aux prises non pas la Syldavie, mais la Syldurie. Le puissant voisin bordure cherchait à mettre la main sur un nouveau métal nommé calystène découvert par un certain Hippolyte Calys (un des personnages principaux de L'Étoile Mystérieuse) dans ce pays. Ce nouveau métal avait des propriétés militaires intéressantes pour la belliqueuse Bordurie. Hergé a modifié le synopsis, mais conservé ses idées pour plus tard...

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